“OVER THE HILLS: SECTION 12 OF THE CHARTER AT 40”
Résumé
Le cadre qui sert depuis longtemps à trancher la question de savoir si l’État inflige à un particulier des traitements ou peines cruels et inusités en violation de l’article 12 de la Charte a été dernièrement remis en question dans R c Hills et R c Hilbach. La Cour suprême a défendu le noyau de cette jurisprudence, mais elle s’est aussi attachée « à apporter plus de clarté et à fournir une meilleure orientation en la matière » pour les futures remises en question invoquant l’argument de la « sévérité » et l’article 12. La Cour avait là l’occasion d’en dresser l’inventaire, mais plusieurs éléments controversés de cette jurisprudence sont demeurés inchangés. Il y en a surtout trois qui méritent qu’on s’y attarde : i) revoir comment les tribunaux devraient déterminer la « peine minimale obligatoire » au moment de juger si une loi répond à la norme de la disproportion exagérée; ii) laisser tomber l’application d’une affaire s’étant soldée par une peine exagérément disproportionnée quand il s’agit d’un « cas limite » ne pouvant donc être qualifié de « cas hypothétique raisonnable »; iii) l’inconstance des motifs avancés par la Cour pour inclure la dissuasion générale comme facteur quand il s’agit de savoir si une peine minimale obligatoire est conforme à l’article 12 de la Charte.
Mots-clés :
Charte des droits et libertés, Peine minimale obligatoire, Personne délinquante se trouvant dans une situation hypothétique raisonnable, Article 12, Dissuasion générale, Droit pénal, Droit constitutionnel, Traitements ou peines cruels et inusités, Argument de la sévérité, R. c. Hills, R c. Hillbach, Norme de la disproportion exagéréeTéléchargements
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