LAWYERS AND SELF-REPRESENTED LITIGANTS
AN ETHICAL CHANGE OF ROLE?
Résumé
Malgré les efforts déployés en vue d’améliorer l’accès à la justice, on constate une hausse extraordinaire du nombre des parties à un litige non représentées par avocat. Leur présence accrue nous donne à la fois l’obligation et l’occasion d’examiner la culture professionnelle et les règles régissant les avocats. Le fait que les non-juristes soient presque aussi nombreux que les juristes à s’occuper des dossiers dans le cadre de litiges civils exerce une pression indue sur les modèles traditionnels de responsabilité professionnelle. En se penchant sur les problèmes qui découlent du phénomène croissant de l’auto-représentation, il serait possible non seulement de préciser les valeurs et les objectifs sous-tendant les règles régissant la profession en général, mais aussi de veiller à ce que les règles soient pertinentes et qu’elles reflètent les réalités émergentes et transformées qui s’opèrent au sein du contentieux civil. L’auteure soutient comme thèse principale que le système accusatoire a subi et subira une mutation occasionnée par la récente augmentation des parties non représentées. Il en résulte d’importantes répercussions sur la responsabilité professionnelle des avocats. Le but n’est pas de proposer que le système accusatoire soit remplacé par un système inquisitoire, mais plutôt de faire des recommandations quant aux façons dont les principales obligations et responsabilités tirées de ce dernier système pourraient mieux orienter la discussion sur les rouages d’un système accusatoire comprenant désormais un nombre important de non-juristes.


